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Royaume de Bévône

le Mar 17 Avr - 14:13
Le Royaume de Bévône est une théocratie dyarchique unique. Le régime est le royaume Kahainique à la longévité la plus grande, malgré les nombreuses guerres externes et internes.
Le Bévône est une terre étrange et particulière : le vent du nord charrie de la magie brute, déformant la terre, la flore et la faune. Loin des villes consacrées à Zeldsan, des monstres difformes hantent les bois et les collines, menaçant tous ceux s’aventurant loin des bastions de civilisation.
Une caractéristique frappante du Bévône est son ciel : d’un noir profond, une sphère de lumière blanche brille 12 heures du jour avant de se refermer. Il s’agit de l’œil du loup, une création de Zeldsan. Le Kahaine jaloux « dévore » les astres qui osent se montrer dans son ciel et les remplace par sa propre étoile. Cette lumière donne un aspect irréel au Bévône, semblable à celui que donne  une pleine lune particulièrement brillante.

Politique
Le pouvoir est scindé entre deux entités : le Haut-prêtre de Zeldsan, et le Haut-roi du Bévône.
Traditionnellement, le Haut-prêtre s’occupe des affaires religieuses et militaires, ainsi que de la diplomatie avec les autres pays. Le Haut-roi s’occupe des affaires internes et économiques.
Compte tenu que le royaume est centré sur la guerre, le pouvoir du Haut-prêtre assume beaucoup plus de pouvoirs que le Haut-roi. Néanmoins le roi s’occupe des régences lorsque le Haut-prêtre décède.
Le Haut-prêtre est désigné directement par Zeldsan. Lors d’une grande cérémonie à la ville de Bévône, le Haut-prêtre reçoit la Bénédiction de Zeldsan, ainsi que les armes régaliennes du temple. Cette Bénédiction est à double tranchant, car si la conduite du Haut-prêtre déplait à son dieu, celui-ci est immédiatement puni.
Le Haut-roi a un statut inconnu. Personne ne sait s’il est le même depuis des millénaires, s’il est désigné par Zeldsan, s’il est élu par les vampires, ou même s’il existe. Le Haut-roi du Bévône vit reclus dans le Palais de Mineas, tous ses ordres sont transmis par ses portes-paroles, et le temple n’a jamais remis en question l’existence du Haut-roi. Pourtant une large partie du peuple pense qu’il ne s’agit que d’une légende.
Ce qui est certain, c’est que le temple et l’aristocratie vampire gouvernent ensembles le Bévône, avec de très fortes rivalités. Il n’est pas rare qu’une guerre civile entre ces deux camps.

Géographie
Le Bévône se divise en  quatre régions : le Bévône central dans la toundra, le Télev plus au sud se distingue par ses forêts de pins verdoyantes, le Drévon à l’ouest se caractérise par ses terres cultivées noires et riches, enfin le Salbev occupe le nord et l’est du pays de ses vastes plaines enneigées.
Le Bévône central comprend la capitale du Haut-prêtre, Valgrad, avec le grand temple du loup.
A l’est de Valgrad, se trouve le Kadai de Zeldsan et autour la ville de Bévône. La ville de Bévône est symbolique et sert de « capitale officielle » aux yeux du monde. Elle est la ville la plus fortifiée du royaume et ses habitants presque exclusivement des militaires.
Au nord de Valgrad, on trouve Orohsta la flamboyante. Le temple et le culte de la flamme sont établis dans cette ville. En raison de son alignement au feu et de sa proximité des mines du nord Salbev, la ville est un important centre de haut-fourneaux et de forges qui alimentent le pays en acier de qualité.
Au sud-ouest d’Orohsta, se trouve Vebsta. La ville est aux mains du culte de la bête, et encourage les élevages de bêtes domestiques et sauvages aux alentours. Les meilleures montures du royaume sont dressées à Vebsta
A la frontière du Bévône centrale se dresse la ville de Gostel. Il s’agit d’un principal axe vers le sud et les trésors de guerres passent systématiquement par cette ville lors de leur acheminement vers Valgrad.

Plus au sud, on trouve le Télev. De nombreux villages de bûcherons clairseme la région. Il s’agit également de la région la plus calme, au point qu’il n’y ait qu’un seul temple pour 2 ou 3 villages. La raréfaction des temples est également pratique : ils sont exposés à des attaques au sud et le bûcherons ont besoin de couvrir une vaste zone pour exploiter correctement la forêt de pin.

Le Drévon à l’ouest présente de vastes étendues agricoles. Un vaste fleuve éponyme traverse la région et dans ce fleuve, les chasseurs traquent une race de sangsue géante, les Seldegs. Elles sont revendues au clan de la chair pour être transformées en montures connues sous le nom d’Horreurs ailées.
Le Drévon est bordé à l’ouest par la mer des glaces. Des villes côtières exploitent les ressources maritimes, Tandis que de mystérieux bateaux émergent parfois de la brume pour porter des minerais et des bois exotiques à Bévône. Leurs matelots sont tous enveloppés de tissus, et nul ne voient leurs villages, mais la rumeur veut que cela soit l’un des accords commerciaux du Haut-roi. D’autres fois, ce sont des grands serpents terrifiants qui accostent, laissant des caisses couvertes d’algues et contenant perles et coraux. Ces caisses marquées d’un triangle sont envoyés au Salbev.

C’est au Salbev que se tient la cité de Mineas, demeure du Haut-roi du Bévône et la cours vampire. Le Salbev est la région la plus impitoyable du Bévône : la partie nord est glacée 6 mois de l’année, tandis que l’est gèle en permanence. Il s’agit également de la région la plus riche : les sols sous gorgés de plomb, de fer, de cuivre, d’or et d’argent, et parfois les mineurs découvrent des gisements d’étherite, l’une des matières les plus rare et puissante.

Economie
L’économie du Bévône est essentiellement interne. Les régions échangent de nombreux produits pour subvenir à leurs besoins : les minerais du nord, la nourriture de l’ouest, le bois du sud, l’artisanat du Centre.
Bévône obtient une grande partie de ses richesses en menant des raids au sud. S’ils ne sont pas de l’ampleur des guerres de l’effroi, un raid bien planifié peut déposséder en une nuit les richesses d’une ville entière.
Enfin il est à noter qu’à l’ouest, d’étranges visiteurs échangent avec les Bévoniens. La population est tenue à l’écart et n’a pu voir que des hommes encapuchonnés, ou des serpents semblables à des Drakérins. Toutes les ressources échangées sont ramenées à la cité de Mineas.

Philosophie
A Bévône, tout le monde nait esclave. Le Temple est propriétaire de toute personne naissant de parents bévoniens ou sur le territoire de Bévône. Celui-ci garde qu’une partie des enfants qui lui est destiné, et revend aux citoyens libres ceux restants.
Les citoyens doivent subvenir aux besoins en nourriture et eau de leurs esclaves, ainsi que leur verser une solde. Ils doivent également les amener toutes les décades au temple pour l’enseignement religieux.
Cette solde permet à l’esclave de racheter auprès du temple des droits : celui de couvrir son torse et ses jambes, celui de couvrir sa tête, celui de couvrir ses mains (Signe de noblesse car couteux), le droit de porter un nom, le droit de lire et écrire, et surtout le droit d’être libre –se déplacer librement, travailler pour soi-même, se marier, être propriétaire terrien-
La mentalité des Bévoniens est très ancrée dans la logique que les forts sont récompensés : un bon esclave peut et doit gagner plus d’argent pour acheter plus vite ses droits, et un bon maître se doit de récompenser un esclave talentueux. Ainsi les hommes et femmes libres de Bévônes sont des citoyens compétents, tandis que ceux restants toute leur vie comme esclaves ne sont que des moins que rien.
Malheureusement, cette mentalité n’est pas suivie de tous : une grande majorité des Bévoniens vivent par les principes inculqués toute leur vie (et ceux qui leur ont permis de monter dans l’échelle sociale), mais une part de l’aristocratie vampire se sent au-dessus des lois, favorisant les enfants qu’ils ont eu de leur vivant, ou de leur maîtresse préférée.
De plus, il y a également une part de chance : on peut tomber sur un maître avare et uniquement soucieux de sa propre élévation dans la société, ou un maître n’ayant qu’à peine de quoi verser une simple solde à son esclave. Ce sont des réalités engendrées par le système et causant un fort ressentiment pour de nombreux esclaves ambitieux de leur liberté.
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