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La quête du chevalier macabre, Partie 1 : Réunifier l'Empire.

le Jeu 10 Mai - 14:15
Quelques heures après le départ d'Asenath pendant lequel il a remis à jour son équipement et acheté ressources et matériel pour la route, Elias quitte à son tour Château-Tordu mais dans la direction opposée à sa maîtresse.

Chevauchant un lézard des souterrains, un adulte en très bonne forme, le chevalier entreprend sa route. En plus de Carnage une orbe gemme pend à présent à sa ceinture, et il a abandonné l'armure du premier patriarche pour équiper la robe du second.
Les heures passent sans pauses. Il ignore si c'est son nouveau statut et la possession de Carnage qui éloignent les nécrophage, mais le trajet se passe sans encombres. Elias ne fera halte qu'à Hameau noir le temps de saluer brièvement le maire et changer de monture, ne souhaitant pas perdre plus de temps. Plus tard, il arrive enfin devant le tunnel menant au kadaï de Cyt. Il s'engage sans hésitation dans le gigantesque et interminable corridor.

Rien ne se passe durant les quelques jours nécessaires à la traversée du tunnel. Sur le chemin, parce qu'il maintenait un rythme insoutenable, son lézard commença à montrer des signes de fatigue. Quand il réalisa qu'il perdait trop de vitesse, Elias arrêta le lézard, descendit, dégaina Carnnage et d'un coup précis planta la lame dans le coeur de la bête, qui foudroyée, s'effondra dans un bruit lourd. Elias sorti un peu de matériel de nécromancie qu'il avait acheté à la capitale du royaume et ramena le lézard à travers la mort. Il disposait à présent d'une monture infatigable... Comme lui.
Il se remit en selle et reprit sa route.
Le macabre arriva en fin à la jonction des deux tunnels en face de la cité Alfar, non loin du kadaï de Cyt. Sans un regard vers ce dernier, il s'engouffra sans attendre dans le second tunnel.

Le Tunnel de la faim est un endroit cauchemardesque. Le sol est une sorte d'immonde bouillie organique qui ne semble jamais se décomposer, jonchée d'ossements en tout genre . Assez large, de nombreux monolithes, grottes et ruines permettent de se dérober... et pas la moindre plante luminescente pour éclairer les environs. Pourtant Elias sent se poser sur lui des petits yeux vicieux, ceux des habitants locaux. Des ombres, émerge une maraude de goule. En jetant des regards à droite à gauche, Elias peut se rendre compte qu'il n'y a que 4 goules mais elles l'encerclent.
Une goule beugle à Elias  : " Donner nourriture, Donner or !"
Elias arrête le cadavre du lézard, et jauge les goules du regard, impassible. Après une rapide inspection, il soupire. Aucune d'elle ne constituait un réceptacle intéressant pour Carnage. Il n'avait pas de temps à perdre, mais il ne souhaitait pas non plus trop attirer l'attention sur lui ni épuiser inutilement ses ressources. Il avait vaguement entendu ou lu que els goules étaient organisées en clans, mais ignorait tous d'eux. Or pour la suite de sa mission, il serait mal avisé de se mettre à dos un des clans puissants de la région.
Se mettant debout sur sa monture pour les surplomber de toute sa hauteur, Elias dégaine Carnage et faisant luire l'éclat malveillant de la lame à la lumière de sa lanterne, dit sur un ton autoritaire :
- Je ne donne que la mort, mais je peux vous laisser la "vie". A vous de choisir. Maintenant.
"Bwaaaaaaaaa" les goules se jettent sur Elias, griffes en avant.
- Idiotes.
Avant que les goules n'arrivent sur lui, Elias se recouvre d'une armure d'os et déploie deux ailes squelettiques. Il s'envole soudain d'une simple pensée. Les 4 pauvres créatures s'écrasent sur le lézard qui, mue par la volonté d'Elias, se retourne et happe dans sa gueule une première goule, et tente d'en balayer une seconde d'un coup de queue puissant. Pendant ce temps, Elias canalise l'énergie de la non-vie et lance des sorts de destruction sur les goules. Le combat est rapide, bref et sans intérêt. Elias se repose au seul, au milieu des 4 cadavres. Il ne prend qu'un instant pour soigner les maigres blessures de sa monture cadavérique avant de reprendre sa route, comme si ce contretemps n'avait jamais eu lieu.
Intérieurement, Elias soupire : "Moi qui pensait que mon statut me permettrait de passer sans problèmes... Ces êtres inférieurs sont bien plus stupides que je le pensais."

Elias continue son trajet sans encombres, hormis le terrain chaotique. Le magma visqueux du tunnel fait place lentement à une herbe blanche, épaisse et scintillante. Devant Elias, la vaste Plaine des goules s'étend devant lui.
Des vers énormes rampent sur le sol et plus loin, Elias observe des gros lézards manger ces dits vers. Ces gros lézards servent certainement d'alimentation de base pour les goules, quand un convois marchand ne leur amène pas des cadavres conservés dans des boites froides pour marchander un quelconque artefact déterré par les goules
Elias découvre ce nouvel environnement. Décidément l'empire était vraiment plein de surprises. Il espérait que le voyage de sa maîtresse se passait bien et qu'elle pouvait elle aussi se prêter à la contemplation. Pendant un instant son esprit dériva et il contempla la bague à son doigt, puis se reconcentra sur son voyage. Tandis que le lézard avançait à travers ces plaines surnaturelles, évitant ses confrères lézards et les vers dont ils se nourrissent, Elias consulte Avran et adapte sa trajectoire pour se diriger vers le tunnel menant à l'origine vers le palais impérial, restant attentif aux alentours.
Grâce à la carte magique, Elias se dirige vers l'est, vers une vielle forteresse. Sur sa route, il voit au loin un campement lourdement fortifié et ordonné, semblable au camp d'une armée antique. Des goules armées de lances en bronze  gardent le campement. Elles portent des casque en bronze, des armures de cuir lamellaires par dessus une tunique de lin couvrant leurs bras et leurs cuisses. Elles se tiennent droites et observent statiquement le chevalier.
Elias arrête sa monture et observe ces goules bien plus disciplinées et équipées que ce qu'il avait pu voir jusqu'à présent. Il se rappelait lors de leur brève rencontre avec le conseiller de Valice dans le tunnel de la faim qu'il existait un roi goule visiblement intelligent et qui régnait sur une partie de la région. Sans doute était-ce ici une partie de son armée.
"Voilà qui devient intéressant" pense Elias.
Il s'approche doucement et pacifiquement du camp, arme et focalisateur rangés à sa ceinture, et arrivant à quelques mètres des gardes s'arrête et dit :
- Je suis Elias, chevalier noir au service de la championne de Cyt et possesseur de la lame noire Carnage. Je voudrais rencontrer votre roi.
- Shhhh Nous être tribu de la rage, pas tribu du fort, siffle méchamment la goule avant d'ajouter : Notre chef être Trag, pas être 'roi' Aber.
- Oh, je vois. De ce que je peux voir vous semblez en guerre. Est-ce justement contre la tribu du fort ?
- Nous être en guerre avec toutes tribus. Nous prendre trésors et nourriture, nous guerriers, nous pas creuseurs et nous pas paysans.
Elias pensif, réfléchis quelques secondes en balayant du regard le campement. Puis répond :
- Je suis impressionné et aussi satisfait qu'il existe au moins un clan qui a sur rester combatif et continue d'exercer l'art de la guerre. Je ne vais pas vous déranger d'avantage dans vos raids guerriers. Mes amitiés à votre chef Trag. Sans doute nous rencontrerons nous à une autre occasion.
Puis il ordonne à sa monture de s'éloigner et commence à reprendre son chemin. Les goules de la rage ne réagisse pas et le regarde s'éloigner.

Elias voyage de nouveau jusqu'à arriver à une grande forteresse de pierre taillée. Les goules ne sont pas responsables de cet édifice, du moins pas sans l'aide de quelqu'un d'autre, mais par contre, elles semblent les uniques locataires en ce moment. Le fort semble vieux, en ruine par endroit, mais les goules sont affairées à la reconstruction. Des rampes de bois acheminant des pierres taillées en bas pour restaurer l'endroit. Les portes sont gardées par des goules avec de simples épées, accompagnés de boucliers en bois et d'armure de cuir très basique et sommaire. Elles arrêtent Elias quand il s'approche de la porte centrale
- Arrêtez-vous ! Raisons de votre visite ? annonça la goule en ARTICULANT CORRECTEMENT.
- Elias d'Endor, chevalier noir au service de la championne de Cyt. Je souhaite m'entretenir avec le roi Aber.
- Entrez donc Chevalier Elias.
- Merci.
Alors que les gardes s'écartent devant lui, le mort-vivant pénètre dans le fort.

Devant lui se dresse une ville faites de pierre. C'est un ancien fort vampirique et les goules des lieux semblent bien organisées. De nombreux corps de métiers sont représentés, du boucher au tanneur, en passant par les forgerons et sculpteurs. Des contre-maîtres affairés supervisent la reconstruction. Les goules portent des étoffes tissées et des bijoux
Les marches de l'artère principale guident Elias à ce qui ressemble au cœur de la forteresse et visiblement la demeure du roi Aber
Le macabre arrête son lézard à l'entrée de la forteresse et rompt le sort. Le cadavre s'affaisse sur le sol. Puis le chevalier monte les marches et pénètrent dans la demeure du roi en annonçant comme précédemment aux gardes qu'il rencontre.
Les gardes laissent entrer Elias dans une salle de pierre éclairée par des torches. Des bannières teintées par le sang pendent mollement aux piliers de pierre, tandis que sur un trône de pierre, une goule habillée d'une armure de métal noir ornée d'or et de rubis, il déclame :
- Qui ose se présenter devant Aber, roi vampire du fort ?
Il pointe sur Elias un sceptre fait d'ivoire, duquel se dégage un puissant aura de nécromancie.
Elias sourit, et tout en poussant légèrement un pan de sa robe pour révéler la garde de Carnage à sa ceinture de manière naturelle et innocente, dit :
- Oh, simplement un chevalier noir de passage dans les environs. Je m'excuse de vous importuner, roi vampire du fort.
Il est bien aimable à vous de m'accueillir avec autant de "convivialité".
- Ne vous montrez pas obséquieux chevalier ! Cela fait bien longtemps que votre ordre est en ruine. Et dites la véritable raison de votre venue, aucun chevalier ne vient se perdre ici sans raison !
- Je vous félicite pour votre perspicacité, roi du fort. En effet je suis tout à fait d'accord avec vous : l'ordre des chevaliers est en ruine, et on pourrait dire qu'il n'a plus de raisons d'exister. Mais comme vous avez pu le constater je ne fais pas partie des chevaliers originaux. J'ai été récemment "promu" par Cyt lui même et selon sa volonté, mais je ne me considère pas vraiment comme un chevalier noir tel quel. Je suis un macabre au service de sa maîtresse, et c'est afin d'accomplir ma mission qu'elle m'a légué que je suis ici, devant vous.
Tout en répondant Elias s'approche d'une lucarne, et jetant un regard à la ville fortifiée en contrebas, ajoute :
C'est une bien belle ville que vous avez su fonder ici, roi vampire. Hélas j'ai pu constater sur le projet que toutes les goules ne partageaient pas les mêmes objectifs ni ambitions que vous...
- Les goules qui infestent les plaines sont de la vermine qui nuisent aux vampires de ma forteresse. Heureusement, ils ne peuvent rien faire contre la combinaison de nos murs, nos lames et nos sorts.
- En effet, elles ne sont rien comparées à la grandeur et la puissance de votre nature vampirique. A vrai dire je suis soulagé, cher roi, de voir un ilôt de civilisation et de noblesse dans ces plaines dépravées par l'influence néfaste de ces... vermines comme vous dites.
Se retournant vers le roi, il ajoute :
Mais comme vous l'avez dit, je suis ici pour une bonne raison, même si mes objectifs peuvent évoluer selon mes rencontres et discussion ici. Et pour vous dire vrai, votre fort m'impressionne tant que j'ai envie de vous proposer un marché.
- Venez-en aux faits.
- Je viens à l'origine du monde extérieur, du côté d'Arlys. La porte de l'empire est à présent ouverte, mais malheureusement son entrée est gardée par une tribu de féroces guerriers.
Cependant, j'ai mes passages auprès de ce clan, et je peux donc sortir et entrer comme je le souhaite.
Je n'ignore pas que votre nature vampirique nécessite du sang, et que vous vous en fournissez via la faune des environs, ou les caravanes qui parcourent l'empire jusqu'à Cytallid.
Mais que diriez vous de vraie chair et sang frais, provenant directement d'Arlys ?

- Voilà qui est tentant. Si la porte est ouverte, nous pourrons de nouveau chasser les mortels et les égorger.
- Certes. Mais comme je vous l'ai dit le clan qui garde la porte, dans les dispositions où il est actuellement, ne vous laissera pas sortir. Et s'il se retrouve en danger, il risque de se voir apporter le soutien d'un gouvernement voisin très puissant, et qui hélas ne porte pas les morts-vivants dans son coeur.
Mais j'ai un plan pour essayer de ranger ce clan à ma cause et vous obtenir, au pire un approvisionnement de chaire bien plus fraîche que celle de Cytallid car plus proche, au mieux un droit de passage pour chasser sur Arlys.
- Détruire ce clan et n'en laisser aucune trace serait bien plus simple.
Elias sourit, et répond :
- J'admire votre spontanéité roi vampire, mais ce n'est pas si simple que cela. Sans compter que votre fort se trouve à l'opposé du tunnel et donc de l'entrée, et qu'entre deux existent les clans de goules qui n'hésiteraient pas à s'en prendre aux convois. Je pense en particulier au clan de la rage que j'ai rencontré sur le chemin et qui semble assez organisé. Même si cela ne constitue pas une vraie menace pour votre royauté, cela consiste quand même un certain problème.
Cependant pour y arriver, j'ai besoin en échange de quelques informations.

Mais un individu de votre rang et de votre statut ne devrait pas s'ennuyer avec de tels détails futiles. C'est pourquoi,si vous êtes d'accord, je vous demande de me laisser m'occuper des détails ennuyeux, et de mettre en place ce plan.
- Quels détails ?
- Par détails j'entends les clans de goule et le clan gardant l'entrée de l'empire.
J'ai besoin d'outils pour réussir à mettre en place ce plan.
Et une partie de ces outils se trouve ici. Ou dirais-je plutôt, là bas.

Pour accompagner ses dires, il montre la direction vers le tunnel menant anciennement au palais.
Pour être franc et direct : je recherche les corps de Shannon Tranchecoeur et Féria Radiante.
- Aventurez-vous dans ce tunnel si vous voulez. mes sujets se sont heurtés à une vielle forteresse sous les décombres et n'arrivent pas à aller plus loin. Les Portes résistent à tout.
- Vous n'avez pas trouvé les corps de ces deux chevalières avant cette forteresse ?
- Non hélas.
- Hélas ?
- Retrouver les corps de champions de Cyt et leurs armes auraient bien servi notre cause.
- En effet. C'est pourquoi je me suis aussi mis en quête de les trouver.
J'avoue être intriguée par la forteresse et ses portes infranchissables que vous avez évoquées. Pouvez vous m'en dire plus sur ces portes ?

- Ce sont de lourdes portes en fer, protégées par une magie antique. C'est la forteresse qui garde le chemin jusqu'à la Crypte royale. Mais sans la bonne clef, impossible d'ouvrir la porte.
- Je vois. Je suis intrigué par cette porte. M'autorisez-vous à y jeter un oeil ?
- Faites donc.
- Je dois avouer qu'un petit détachement de vos goules pour m'accompagner ne serait pas de refus. Après tout si par hasard je parviendrais à ouvrir la porte, votre peuple pourrait largement en bénéficier en allant récupérer les trésors qui se trouvent de l'autre côté et qui vous donneraient un avantage considérable sur les autres clans.
Qu'en pensez-vous ?
- Mes sujets sont déjà bien occupés pour le moment à travailler pour le fort. Je n'ai pas besoin de votre aide pour mater la vermine  des plaines : s'ils sont encore en vie, c'est grâce à mon bon vouloir.
- Bien, si c'est votre décision, je vais donc prendre congé de ce pas.
Bon courage dans votre combat et à une prochaine fois, roi Aber.

Elias, jette un dernier regard au sceptre du vampire, puis fait demi-tour et sort de la salle avec un sourire dissimulé.

Il se dirige sur les indications que lui donne les gardes vers l'entrée du tunnel qui se trouve en ville. Sur le chemin il se fait la réflexion que prendre le contrôle de la région ne devrait pas être compliqué, et que mettre à sa botte cette goule mégalomane -ou la tuer si le besoin s'en fait sentir- ne devrait pas lui demander trop d'effort. Cependant le contrôle du roi sur la région l'arrangeait, et il reporte donc cette stratégie à plus tard.
Elias termine de traverser la et arrive à ce qui ressemblait à l'entrée d'un tunnel, mais obstrué par des montagnes de gravats et de débris. Seul une mince et étroite galerie minière, oeuvre des goules, permet de passer.
Le macabre ne prend pas la peine de récupérer sa monture, seulement les ressources et équipements qui y étaient harnachés, qui est de toutes façons trop large pour la galerie, et pénètre sans plus tarder dans la mine.

Le tunnel est long et sinueux, combien de jours Elias avait pu avancer dans cet endroit crasseux ? Il l'ignorait, mais subitement, les gravats laissèrent place à un tunnel de la largeur habituel de l'empire, et à quelques minutes de marche se trouvaient des murs imposants dont la seul la ouverture était une porte d'acier recouverte de symboles ésotériques luisants
Le long voyage laisse le temps à Elias de réfléchir à ses futurs projets, tout en bénissant régulièrement sa nature mort-vivante.
Arrivée au bout du tunnel, il s'arrête pour contempler la caverne sui s'ouvre devant lui, et surtout la porte qui prône devant lui. Il s'en approche légèrement pour l'examiner plus en détails, notamment pour tenter d'en déchiffrer les inscriptions.
Carnage semble légèrement fébrile face à ce lieu. Du reste, Elias ne comprend pas tout, mais les lames de chevalier peuvent servir de clef pour ouvrir la porte
Sentant la réaction de Carnage, le chevalier pose sa main sur le pommeau de l'épée et demande tout en regard l'immense édifice :
- Reconnais-tu cet endroit Carnage ?
"C'est là où j'ai quitté les mains de Shannon" souffle Carnage
Elias sourit.
- Je m'approche donc de mon objectif. La question qui reste en suspens est : dans quel état vais-je la retrouver ?
Elias s'approche u peu plus de la porte et tente une détection de la magie pour tenter de percevoir quelque chose de l'autre côté du mur, mais ses sorts sot totalement bloqués par l'imposante construction.
Je me disais aussi... Ca aurait été trop facile.
Bon et bien... Ouvrons cette porte.
Ausculte le mur afin de repérer une fente pour y insérer Carnage ou un endroit spécifique pour pouvoir réaliser un rituel à partir de la lame noire pour ordonner l'ouverture de la porte.
Il n'aura pas besoin de plus d'efforts : soudain Carnage pulse d'énergie et la porte se descelle, s'ouvrant lentement dans un grincement sinistre tout en soulevant un nuage de poussière.
"Avancez" , souffle Carnage
Elias s'arrête un moment. Avant d'obéir à Carnage il incante et lance sur lui-même deux sorts défensifs : une nouvelle fois une armure d'os et des ailes se déploient autour de son corps, très vite recouverte par une lueur verte malveillante. De sa seconde main libre Elias prend e main l'orbe gemme qu'il a acheté à Chateau tordu, puis obéit enfin à sa lame et entre dans l'édifice.
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Re: La quête du chevalier macabre, Partie 1 : Réunifier l'Empire.

le Dim 23 Sep - 11:34
Elias entre dans une grande salle plongée dans l'obscurité la plus totale, et dont le haut plafond voûté est soutenu par deux colonnades parallèles. La pièce est baignée d’une faible lumière verdâtre et surnaturelle dont il n’arrive pas à déterminer l’origine.
Le grand hall s'étend sur sa gauche et sur sa droite, de manière symétrique. Droit devant lui, accolé au mur d'en face, une fontaine de sang ruisselle au cœur d’un bassin sculpté dans la roche, et dont le clapotis visqueux perturbait le silence morbide des lieux.
Le chevalier avance prudemment, observant avec attention les alentours. Le sol est jonché d'un tapis impressionnant de squelettes dont les armes et les armures sont si corrodées par le temps qu'elles sont devenues inutilisables. Dans sa main, Carnage est de plus en plus fébrile, ce qui le renseigne sur la proximité de son objectif.

Elias s'arrête au milieu de la salle et se revêt de son armure d'ossement. Il s'envole jusqu'au plafond à quelques mètres du sol, et invoque un guerrier squelette à partir des cadavres présents. Puis il l'envoie fouiller les lieux. Pendant ce temps, il lance un sort de détection mais la pièce est si saturée par l'essence de la non-vie que son sort est brouillé.
Son squelette ne trouvant rien non plus derrière les colonnes et sous les tas de cadavres, il l'envoie sonder le bassin par prudence.
Tandis que le garde d’os pénètre dans le bassin de sang, Elias jette par réflexe un regard autour de lui... Hélas trop tard.

Une silhouette décharnée qui rampait au plafond depuis quelques minutes déjà, fonce alors sur lui à cet instant précis.
Cependant, s'étant préparé à une menace, Elias parvient à dévier de justesse de sa lame les griffes mortelles qui s'apprêtaient à l'éventrer. Néanmoins la violence de la charge le propulse au sol. Il se rattrape in-extremis et se récupère sur ses jambes.
La créature fait de même à quelques pas devant lui, et durant la fraction de seconde qu’elle prend pour se rétablir, il arrive à l’observer : c’est une stryge, visiblement une femme mais difficile à dire. La créature semble dénuée de raison, de par sa nature sauvage et également sans doute par sa détention millénaire dans cette salle fermée.
L’excitation de Carnage confirme son hypothèse. Il avait bien en face de lui Shannon Tranche-Cœur, une des cinq chevaliers noirs, première propriétaire de Carnage.
Shannon, mue par sa volonté sauvage et ayant fini de se relever, se précipite à nouveau sur lui. Elias réplique avec une destruction des morts-vivants qui affaiblit sa cible mais ne suffit pas à arrêter sa charge, et lui vaut dans le même temps une réplique de Carnage qui prend d’assaut son esprit.
La stryge arrive sur lui, et il parvient de justesse à parer la violence de l’assaut, mais ne peut éviter les griffes sournoises qui s’attaquent sans délai à son flanc gauche. Les griffes passent sans difficulté à travers la protection d’os et entaille sa chair.
Restant imperturbable, Elias contre-attaque, cherchant à affaiblir suffisamment sa cible. Chaque tentative est accompagnée d’un assaut mental de Carnage. L’intervention de la lame complique le combat, malgré le fait que le chevalier bénéficie de l’avantage de son équipement magique par rapport à son ennemie, seulement vêtue d’haillons.
Ce combat endiablé dure encore quelques secondes, les échos résonnant dans la salle. Soudain, après une violente attaque de la stryge qui touche sa cible mais déstabilise la chevalière déchue, Elias profite de l’ouverture et exécute une fente. Il parvient à transpercer son adversaire, la lame ressortant dans le dos. Le macabre lâche alors la garde de son épée et recule de quelques mètres d’un mouvement d’ailes. La stryge recule également d’un pas sous le choc, les yeux écarquillés comme si elle venait soudainement de reprendre son esprit. Puis lentement, elle porte sa main au niveau de la poignée de Carnage et la retire de sa carcasse, avant de s’immobiliser.

Shannon reste figée ainsi, fixant sa lame, différentes expressions passant sur son visage. Progressivement ses traits changent, perdant de leur sauvagerie pour évoluer vers un faciès plus humain et féminin. Pendant tout ce temps Elias regarde la scène sans dire un mot en se tenant à distance respectable.
Enfin, près d’une heure plus tard, la chevalière sort de sa conversation mentale avec sa lame et lève les yeux sur le macabre. Avant qu’elle n’ait pu dire un mot, Elias fait une révérence et dit avec un ton mielleux :
« Enchantée, consœur. Je me présente : je suis El-
Silence, » la coupe sèchement la stryge. Elias s’interrompt et se redresse pour la regarder dans les yeux.
Je sais tout, continue Shannon avec sévérité. Carnage m’a raconté. »
Avant qu’Elias puisse répondre elle s’avance, et le dépassant pour se diriger vers une des deux massives portes qui faisaient face à celle qu’il avait emprunté pour venir, elle lui ordonne :
"Suivez-moi.»
Sans contester, Elias obéit. Arrivés devant la porte à gauche du bassin, Shannon utilise Carnage pour activer le mécanisme, tout comme Elias quelques instants plus tôt. Les lourds volets de pierre s’écartent pour dévoiler un nouveau couloir. Shannon s’élance avec détermination dans la galerie, Elias sur ses talons. Alors qu’il la suivait dans un nouveau dédale, le macabre se demandait, presque avec amusement, les conséquences qu’allait avoir le retour de la stryge.
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