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Après la séance n°6

le Dim 23 Juil - 15:53
Lois du JDR a écrit:Afin de permettre à tout le monde de s'exprimer et de pouvoir participer, nous mettons en place ces quelques règles :

- Un message RP ne doit pas faire plus de 250-300 mots. Cela permet d'être fluide, d'en dire assez sans en dire de trop.

- Il y a un tour de parole. Il faut que tout le monde puisse s'exprimer et que la conversation ne tourne pas autour de 2 personnages seulement. C'est pourquoi nous mettons en avant le fair play : laissez aux gens le temps de répondre avant d'enchaîner, même si ça vous saoule. Si jamais cette règle n'est pas respectée, on instaurera un "tour" plus concret où chacun répondra à la file sans pouvoir s'immiscer entre deux réponses.

- Amusez vous surtout !

clown

Contexte a écrit:Après avoir quitté Ysari, le petit groupe a décidé d’aller à Argem.

Ils évitent de près un groupe de zombies et arrivent à Argem en bon état.

Ils y rencontrent un clochard fou qui transforme par magie Elias en femme sous les yeux de sa Maîtresse.
Ils y apprennent également que les positions des Kadais tiennent bravement les assauts de Bévône, car les troupes sont bien mieux armées et préparées qu’à la dernière guerre. Ils pourront peut-être même tenir une année ainsi !

Puisque Svartalfheim possède une clé et qu’elle semble être en sécurité, le groupe s’interroge sur le meilleur moyen de défaire Bévône. Et il se trouve qu’ils admettent que leur équipement du moment est loin d’être très attrayants.
A la recherche d’artefacts anciens et puissants, Elias propose de se rendre dans les ruines de l’Empire souterrain. Il assure au groupe qu’on y trouvera de nombreuses pièces d’équipement puissantes laissées à l’abandon depuis la mort de l’Empereur, Champion de Cyt. Il s’agit surtout, pour lui, de trouver les meilleures pièces pour sa très chère Asenath, même si cela signifie affronter les différents cultes survivants de l’Empire.

Asenath se réjouit de l’occasion et ambitionne peut-être même de devenir Champion de Cyt !
Si Aki n’a pas d’avis, de même qu’Eleanor, Konoe sait bien qu’ils ne sont pas de taille à affronter le clergé de Zeldsan, mais cela la chagrine de s’éloigner des forces de Bévône sans rien.

Ils prennent finalement la route vers le sud : ils partiront en charrette et seront interceptés par la bande de bandits de Tarquin. Il ne faudra pas longtemps au groupe pour défaire le groupuscule de forbans et reprendre la route avec un conducteur amoché mais bien vivant !
Ils arrivent ensuite à Rougeflanc. Asenath et Elias, se sachant désapprouvés par la société drakérine, sont restés hors de la Cité. Konoe y a trouvé deux flingues de très bonne qualité.

Pour le désert, ils dépensent un peu d’argent pour se faire des provisions et décident de faire la traversée à pieds. Cela leur prendra environ quatre jours.
Ils arriveront finalement à rejoindre le Clan Irkalla, clan d’origine de Konoe. Ils rencontreront la cheffe du village, une nécromancienne qui n’est autre que la sœur de Ny’alotha, Général de la Guilde d’Argem.

Cette dernière se montre très abrupte et pour le moins hostile à laisser entrer des inconnus dans l’Empire. En effet, il se trouve qu’ils gardent là un Kadai (après une défaite alfar). Fort heureusement Konoe arrive à trouver les mots et à se montrer garants d’eux, malgré un dialogue compliqué entre Asenath et Ny’mean.
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Re: Après la séance n°6

le Lun 24 Juil - 23:56
Le groupe avait décidé d'une pause bien méritée selon Elias, ce dernier ne pouvant qu'estimer approximativement l'effort physique que tout ce périple du Nord vers le Sud avait nécessité. Cependant, à défaut de ressentir la fatigue, ce sont de lourdes pensées qui vinrent troubler l'esprit du macabre pendant leur voyage, qui resta néanmoins imperturbable toute la longueur du trajet.

En effet, deux tracas se présentaient à lui mais qui ne concernait pas son récent changement de sexe, à moins que cela n'avait attristé que si cela avait affecté Asenath. Mais cette dernière ayant affirmer son indifférence après sa surprise, il avait décidé de ne pas s'en préoccuper d'avantage. Néanmoins, pour ne pas perdre le lecteur, nous continuerons ici à considérer Elias comme un homme malgré ses nouveaux attributs féminins, et le dénommeront comme tel.
Bref.

Deux préoccupations majeures donc, emplissaient l'esprit de notre fidèle suivant mort-vivant:
- La première était qu'il n'avait point réussi à dénicher une bête suffisamment majestueuse et velue pour servir de selle et potentiellement de manteau chaud à sa maîtresse afin de lutter contre la fraîcheur des profondeurs dans lesquelles ils allaient bientôt s'engager. Et il doutait fortement pouvoir trouver une telle créature dans les souterrains. Il avait interrogé avec espoir les Faellens du village sur la faune locale et selon eux, seul les scorpions géants pouvait fournir quelque chose qui s'approchait d'une "fourrure". Mais le poil étant sans doute rêche et peu noble, il abandonna donc très vite l'idée et remit cette quête à plus tard, se promettant de l'accomplir au mieux et au plus tôt. Et finalement, cela n'était rien par rapport à sa seconde préoccupation:
- Cela se révéla à lui quand ils achetèrent à Argem la nouvelle robe d'Asenath -une robe dont le tissu et l'habillement se devaient d'être d'une qualité suffisamment hautes pour sied parfaitement à la condition et aux formes encore discrètes de sa propriétaire-. Elias connaissant tous les détails des dimensions et proportions de sa maîtresse, s'en chargea bien évidemment avec engouement. Et il dû admettre à cet instant précis que sa transformation en femme facilita l'échange avec les couturières et lui évita des regards et réflexions douteuses. Pas qu'il se préoccupait de l'image qu'on pouvait avoir de lui, mais bien de celle d'Asenath et comment cela pouvait potentiellement tacheter sa -future-réputation, et cela jamais il ne pourrait se le pardonner.

Toujours est-il que ne fut pas sa surprise quand il constata que sa petite Asenath (de taille uniquement, car elle était grande d'âme et de puissance) avait subitement grandi !
Il s'empressa bien entendu de confirmer son étonnante transformation en la mesurant avec précision mais aussi rapidité et furtivité afin qu'elle ne s'aperçoive de rien.

4 centimètres. Et 3 millimètres pour être exact. C'est ce que la jeune alfar avait gagné depuis la dernière fois que son serviteur l'avait mesuré. Soit 3 jours.
Son poids aussi semblait avoir légèrement augmenté, malgré une alimentation saine et équilibré qu'il se démenait à maintenir, étant chargé lui-même de la fonction de commis du groupe. L'estimation de la prise de poids fut plus approximative, mais il l'estima quand il porta sur son épaule sa maîtresse à 1kg2. Mais très approximativement, à son plus grand regret.

Cela ne paraissait rien, même plutôt être une banalité pour une enfant, mais voilà: Dame Asenath était une alfar, dont la croissance était bien plus longue que celle des ordinaires humains -comme en jugeaient ses 53 ans 7 mois et 19 jours- et n'était de toutes manières par n'importe quelle alfar ni n'importe quelle enfant !


A partir de ce jour, et après s'être reproché de ne pas l'avoir constaté plus tôt, Elias ne cessa d'observer continuellement -mais toujours discrètement- sa maîtresse, particulièrement durant son bain ou quand il l'aidait à se changer, là où sa nudité permettait d'afficher nettement les changements qui s'opéraient à une vitesse fulgurante -contrastant fortement à la lenteur jusqu'à présent imposée à sa croissance- sur son corps.

Au bout d'une semaine, il n'eu plus de doute: sa maîtresse grandissait à vue d’œil, et s'approcher de plus en plus de l'état d'une jeune femme.
Il le savait et l'avait toujours su: sa maîtresse était désormais bien extraordinaire.

Les Macabres ne peuvent hélas pas pleurer, et Elias le regretta amèrement car à ce moment précis, il ne souhaitait que laissait couler une larme pour exprimer sa joie infinie.
Ce constat le remplit de fierté, ainsi que d'une certaine satisfaction d'accomplissement, qu'il s’efforça cependant de dissimuler pour ne pas mettre mal à l'aise Asenath.

Cependant les jours passaient, et Elias voyait bien que les vêtements de sa maîtresse n'étaient plus suffisamment grands et l'indisposaient de plus en plus. Cela le faisait secrètement souffrir, et se promit de remédier à cela dès la prochaine occasion.
Cette dernière vint plus rapidement qu'il le pensa, lors du nouveau bain d'Asenath, -et sans doute le dernier avant d'entrer dans le domaine du kahaine de la non-vie-, dans un oasis à proximité du village auquel il mit un point d'honneur à y apporter quelques aménagements mineurs pour le confort et l'intimité de sa maîtresses : des draps accrochés et tendus entre les troncs de la végétation afin d'isoler ce lieu du monde extérieur ; de solides cordages pour faire pencher les palmiers et obtenir de leur ramage qu'ils recouvrent entièrement de leur ombre le plan d'eau afin de limiter au maximum l'exposition de la lumière ingrate du soleil sur la peau si délicate de la jeune alfar ; l'établissement d'une petite plage à pente douce à la place d'une des berges ; et enfin l'installation de panneau affichant la réservation de l'endroit. Tout ceci après bien entendu une inspection en profondeur du bassin, de sa végétation et de ses alentours et l'élimination prompte de toute créature qui pouvait provoquer une menace ou même une simple gêne à sa protégée. Cela concernait même les créatures pourtant inoffensives mais qu'il trouvait tout simplement trop hideuses et qui ne feraient que gâcher la toilette de sa maîtresse.
Quand aux Faellens qui étaient bien entendu également concernés, il se contenta d'utiliser tout son charme pour les tenir éloignés du bassin tout en évitant l'accident diplomatique.

Une fois tous ces aménagements effectués et sa maîtresse déshabillée, il profita que cette dernière lui ai laissé ses habits afin de purifier son corps mûrissant dans l'eau fraîche et pure, pour les inspecter en détails. Après un examen approfondi, il prit sa sacoche de couturier et entreprit d'effectuer quelques ajustements sur la robe, d'une main habile qui ne tremblait jamais, assis sur un rocher au bord de l'eau, sérieusement concentré sur son travail tout en gardant un oeil vigilant et constamment ouvert sur sa protégée.
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Re: Après la séance n°6

le Jeu 27 Juil - 10:30
Seule au milieu des parures qu’Elias avait tendu afin de la protéger des regards indiscrets – et quand bien même Asenath n’était pas pudique, la jeune alfar observait avec attention ses doigts. Il lui semblait en effet que depuis le début de leur périple, elle avait grandi, et plus exactement, mûri.

Elle se souvenait avoir fui avec un sentiment mêlant l’angoisse et la tristesse. Désormais, elle avançait, implacable, quand bien même elle s’était faite à l’idée de ne plus jamais revoir ses Mères.

Ce n’était pas si grave. C’était ce qu’elle se disait en s’enfonçant dans les eaux, frottant sa peau, étendant ses ailes engourdies. Sa formation n’avait pas été fini, mais Elias se montrait être un excellent professeur. Elle avait beaucoup appris, et ce qu’elle savait déjà lui avait beaucoup servi.

Enfonçant son visage sous l’eau, elle passa ses doigts fins sur ses cornes. Elles aussi avaient poussé. De même, de manière moins prononcé, que sa poitrine. Il y avait un tout petit peu d’amélioration. C’était comme si sa puissance décuplait de manière exponentielle depuis son départ, et que son corps tentait de s’adapter à cet écart qui se creusait.
Son corps d’alfar cherchait à rattraper la maturation de sa puissance.

Ressortant son visage de l’eau, Asenath conclut que ça n’avait rien de particulièrement étonnant. Elle n’en n’avait jamais entendu parler – elle avait été la seule enfant à l’époque – mais ce n’était pas plus aberrant que ça. Finissant de se frotter et d’observer les divers changements que son corps adoptait, elle finit par sortir de l’eau.
Elias était encore en train de coudre, mais ça ne froissa pas la petite chose. Au contraire, elle pourrait ainsi sécher naturellement au soleil, sa peau bleue pâle n’en ressortant que davantage diaphane à la lumière.

« Quel âge me donnerais-tu, Elias ? En âge humain, je veux dire. »

Elle s’observait elle-même, curieuse mais pas inquiétée.

« Je me demande si c’est pour ça que Ny’mean, la cheffe du village, me parle comme si j’étais une demeurée. Parce qu’elle ignore qui je suis. »

Son air était légèrement boudeur. Sa rencontre avec la faellen avait été comme toutes les autres rencontres avec des faellens : désastreuse. Konoe avait réussi à sauver la chose, mais ce n’était pas suffisant pour Asenath. Il aurait presque fallu qu’elle plie devant elle.
Elle essora ses cheveux, chassant dans le coin de son esprit ses délires égocentriques mais dangereux.
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Re: Après la séance n°6

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